Taxer les FAI : Sociétés d’auteurs contre syndicats de l’édition phonographique

6 12 2009

Nos politiques ont déjà sorti une taxe sur les supports amovibles (Disques dur, cd, cassettes, …). Cette loi lancé par Lang en 1986 rapporte la bagatelle de 160 millions d’euros pour les éditeurs de musique et du cinéma au nom de la copie privée. Elle fut commandité pour redonner de l’argent aux éditeurs qui pouvaient perdre une entrée d’argent avec l’aide de ce genre de support. Déjà à cette époque, aucune contrepartie n’a été accordé aux utilisateurs et consommateurs. Les sociétés d’éditions privées ont pu continuer librement à imposé des DRM et autres systèmes de protections anti copie sur leurs « œuvres ». Alors que à la base cette loi permettait une rémunérations en échange du droit à la copie privée. Par exemple « normalement » si j’achète un CD dans un point de vente, j’ai le droit de faire une copie privée pour mon usage personnel (imaginons que je laisse ce CD acheter dans ma médiathèque, et que je fais une copie pour ma voiture).

Actuellement, et depuis quelques temps déjà les politiques parlent de taxer les fournisseurs d’accès à internet (FAI). Cela engendrerais une rentrée d’argent pour les pauvres majors qui perdent tellement d’argents à cause des « pirates » qui « volent » leurs œuvres illégalement grâce à internet et aux réseaux de pair à pair.

Premièrement l’utilisation des réseaux peer-to-peer permettent également de télécharger des contenus légaux. Par exemple j’ai télécharger librement la dernière version du système d’exploitation Ubuntu linux par ce biais. Ensuite rappelons que sur le net tout est téléchargement. Ça fait du bien de le rappeler. Que vous ouvriez votre boite mail, que vous regardiez un article ou une petite vidéo, ou écoutiez une web radio, tout est télécharger à un moment ou un autre sur votre ordinateur. Alors quand j’entends les personnes qui utilisent internet me dire qu’elles de téléchargent pas, cela me fait bien rigoler. Une fois de plus les mots sont détournés par les politiques et les médias mal informées (au même titre que le mot hacker par exemple).

Deuxièmement je reviens sur le fait que l’adage souvent mis en avant « un article piraté = un article invendu » est fallacieux. Comment expliqué sinon le succès de Bienvenu chez les ch’tis, film disponible sur la toile avant la sortie en salles et le plus télécharger en France. Malgré cela, il a été aussi le succès le plus grand du cinéma français, avec 22 millions d’entrées en salle, acheté par 2 millions de personnes et regardé par près de 3 millions de personnes lors de sa première sortie en salle. Bon l’industrie audio-phonique se porte plus mal que le cinéma, mais l’analogie est exportable (bien que le cinéma à une part sociétaire plus importante que la musique).

Troisièmement les plus gros téléchargeurs sont aussi les plus gros consommateurs de produits culturels en tout genre. Une étude hollandaise et de harvard l’on déjà démontré. Mais il suffit de regarder autour de vous.

Bon revenons à nos moutons, la taxe des FAI. Elle est demandé encore une fois par des société d’auteurs (la sacem et adami en tête). Mais voilà le sydicat de l’édition phonographique (SNEP) est contre. Pour son directeur, David El Sayegh, taxer une activité illicite revient de facto à la légaliser. On revient dans l’histoire à l’idée de taxe global proposé par l’opposition lors des débats sur Hadopi (toutes saisons confondus).

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