Vers un traitement anti-viral universel ?

15 08 2011

La publication date du 27 Juillet 2011 dans une des revues que j’affectionne le plus : PLoS ONE et correspond à une révolution. La première révolution anti-infectieux remonte  à 1928 lorsque Alexander Fleming découvrit la pénicilline. Cet antibiotique dirigé contre les bactéries provoqua dans la mentalité collective un sentiment que l’on viendrait à bout de toutes maladies infectieuses. Or, les antibiotiques n’étaient dirigés que contre les bactéries et ainsi de nombreux germes ne furent pas affectés (virus, parasites metazoaires,…). Et ce fut sans compter l’incroyable adaptation des organismes qui furent de pluls en plus résistants aux traitements utilisés, en particulier en milieu hospitalier où il provoque toujours de nombreuses infections nosocomiales.

Le rêve de trouver un équivalent pour les virus fut durant de nombreuses années considéré comme une utopie de chercheurs considéré comme fou par la foule. Ce rêve tant à devenir une réalité depuis qu’une équipe de chercheurs du MIT vient de découvrir une voie de traitement antivirale intéressante qui permettrait de traiter n’importe quelle infection virale avec des virus qui ont durant leur cycle viral une phase contenant de l’ARN double brin.

En restant bref, leurs travaux lient deux phénomènes biologiques :

– Les cellules non infectées ne produisent pas d’ARN double brin longs

– Des protéines cellulaires peuvent interagir avec des caspases, enzymes pro-apoptotiques qui peuvent à certain moment détruire les cellules

Les chercheurs utilisent une protéine qui permet de lier d’une part les ARN double brin viraux et d’autre part un domaine d’activation de caspases (DRACO = Doubled-stranded RNA Activated Caspase Oligomerizer). Cela permet de lier à la fois le génome viral et de provoquer la destruction cellulaire des cellules infectées.

L’étude fut portée sur l’essai avec divers domaines de liaisons aux ARN double brin et divers domaines d’activations d’ARN. Pour tester l’efficacité et la toxicité, l’équipe à tester 11 types de cellules de mammifères différents et 15 virus incluant celui de la grippe et de la Dengue. Et les résultats sont promettants.

Le problème du traitement est de deux ordres. Le premier est qu’il ne permet d’empêcher l’infection que des virus qui ont un stade ARN double brin. Ensuite le traitement est une protéine intracellulaire et tant que la communauté scientifique n’améliorera pas la vectororologie ce traitement reste une utopie, en effet il fait partie de la famille de la thérapie génique, et ce mode de thérapie  n’est pas encore au point. souvenez vous des travaux de Fischer qui mirent fin à l’enthousiasme de la communauté scientifique et populaire vis-à-vis de ce type de thérapie en 2002.

Dans tout les cas ces recherches sont prometteuses malgré de ne pas pouvoir les envisager en tant que traitement pour le moment. À l’avenir ce genre de traitement prometteur pourrait empecher les infections de grippe, Dengue, Ebola ou SARS.

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