Big Brothers Awards !

8 05 2010

D’abord lecteur désolé de ne pas avoir trop écris ces derniers temps… Je suis parti aux USA, et j’ai ouvert un nouveau blog, beaucoup de boulot,… Donc voilà…

Sinon, je ne savais pas, mais il existe un site qui référence les pires atteintes à nos libertés. Avec des nominés dans différentes catégories, et des winners. Il s’agit du Big Brother Awards France. On y retrouve par exemple MAM (Michelle Aliot-Marie) pour avoir augmenter le nombre de fichiers de « surveillance » de plus de 70%, les guignols de l’Hadopi, …

Cette année y a aussi du lourd ! Comme par exemple ces faits (pour info « la novlangue « est le langue du roman 1984 de Orwell)  :

BNP Paribas, la Banque Postale et LCL

Pour avoir dénoncé aux services de la Préfecture des clients sans papiers venus à leur guichet.
Pages Jaunes

PagesJaunes dévoile, via sa filiale 123people, la vie privée des internautes à l’insu de leur plein gré. Pour faire valoir son droit à l’oubli… il faut lui envoyer, en clair, sur l’internet, la copie d’un titre d’identité.
Henry-Claude Cousseau, directeur de l’Ecole des beaux arts de Paris

Pour avoir fait interdire une oeuvre d’art détournant un slogan de Sarkozy sur les façades de l’école. « L’art se doit d’être neutre » et on n’égratigne pas le conducator.
La novlangue d’Alex Turk, président de la CNIL

Le président de la CNIL, qui « ne se bat plus sur le terrain de la sémantique », est toujours très en verve pour tourner des phrases orwelliennes. De la novlangue pur jus à lire sans modération.
Jacques Pélissard, maire de Lons-le-Saunier (Il vient de vers chez moi lui)

Dans le Jura, on innove. Le maire de Lons a décidé d’installer trois caméras de vidéosurveillance dans la cour… d’une école maternelle, en dépit des protestations des enseignants et des parents d’élèves. Pour la sécurité des enfants ? non pour celle des batiments, puisque les caméras ne fonctionneront que quand les élèves seront absents !
Frédéric Mitterrand, Christine Albanel, ministres de la Culture, et leur exécuteur Frank Riester

Nicolas Sarkozy en ayant fait un cassus belli, Christine Albanel, puis Frédéric Mitterrand, et Frank Riester, ont ardemment défendu la loi Création et Internet qui, sous couvert de défendre les droits d’auteur, veut obliger tous les internautes à installer un mouchard (payant) sur leurs ordinateurs.
Le « fichier H1N1 » de Roselyne Bachelot, ministre de la Santé

Pour avoir créé un giga-fichier recensant les données personnelles et de santé de la totalité de la population française vaccinée… comme non vaccinée, sans se soucier des possibles conséquences si ces données tombent en de mauvaises mains, comme celles de … ses amis les laboratoires. ? Avec l’aimable participation de la CNIL et de la CNAMTS.

Les fichiers de l’Education nationale (Xavier Darcos, Luc Chatel)

Jamais une administration n’avait accumulé en si peu de temps de nouveaux fichiers nominatifs, de Base élèves (dès 3 ans) au « livret de compétences », en passant par ceux qui « décrochent » du système éducatif…
Alex Turk, président de la CNIL

Pour tromperie et dissimulation. Alex Turk endosse les habits du défenseur tout terrain de la vie privée et des libertés alors qu’il en est parfois le fossoyeur et souvent le facilitateur.
Par contre pour 2010 je n’ai pas vu les nominés pour le prix Voltaire. Ce prix est décerné pour les personnes qui justement vont dans le bon sens (selon moi). Comme par exemple en 2009 le collectif non à EDVIGE pour son action efficace pour avoir reporter le projet de loi du gouvernement qui voulait créer des fichiers sur les données des français (religion, sexualité, …)…
Publicités




Téléchargement légal et payant sur internet : enquête exclusive

8 03 2010

C’est un état de fait : l’achat physique de CD physique se tarie. Cela choc certaines personnes et entités commerciales. Pourtant qui écoute encore des cd? Le numérique se répand partout aujourd’hui : baladeurs (pour ne pas dire Ipod), autoradio, domotique et consorts. Il est donc normal que la vente de CD diminue. Les majors font de plus en plus de pression sur les gouvernements pour qu’ils les aident à maintenir leurs monopoles sur le marché de la culture de masse. Ainsi les entités politiques engendrent de plus en plus de lois protectionnistes et liberticides. Ces lois et pactes promulguées par les états portent des noms comme Hadopi, Dadvsi, Loppsi, Mickey mouse act ou ACTA. Pour prouver leurs bonne foi aux yeux du monde, les majors essais de développer de plus en plus les offres légales de téléchargements. Mais qu’en est il dans la réalité ? C’est à cette question que je vais essayer de répondre.

D’après une étude par le NPD Group, entre 2007 et 2009, 24 millions d’acheteurs de CD ont disparu aux états unis. Apple dépasse les 10 milliard de morceaux téléchargés sur sont store en ligne, mais de nombreuses études ou articles constatent qu’ils ont des difficultés à faire développer les offres légales payantes.  Alors pourquoi ? D’après les majors et les politiques, il est clair qu’ils accusent toujours les vilains pirates, incarnés à travers Mr et Mme Michou qui ont prit l’habitude de ne pas payer pour leurs produits. Mais est ce la seule raison ?

Mon étude se portera sur les offres provenant de la Fnac, Amazon, Virgin, l’itunes store et TF1. TF1 est mis de coté il sera surtout utiliser pour étudier le prix des films en téléchargement payant et légal. Pour les autres fournisseurs, le prix sont souvent  entre 8 et 10 euros pour un album récent avec un prix moyen compris entre 9,9 et 9,99 euros. C’est certes moins cher que les supports physiques vendus entre 15 et 20 euros. Je me concentre désormais sur un album en particulier vendus sur les e-commerces étudiés : Muse – The resistance.

Sur le site de la fnac l’album est téléchargeable pour la somme de 9,99 euros. Acheter le CD sur le site en question revient à 17,99 euros. Soit une économie de l’ordre de 45 %. Alléchant ? Le site marchand nous propose pourtant un lien vers un autre site marchand, proposant lui le même CD pour la somme de 11,25 euros. L’économie du téléchargement ne revient donc plus que à 10%.

Sur le site amazon.fr l’album est lui aussi vendu au prix de 9,99 euros lors d’un téléchargement. Ils vendent la chanson à l’unité au prix de 0,99 euros.  L’album de Muse comporte 11 chansons. Soit si je décide d’acheter séparément toutes les musique je m’en sort au prix de 10,89 euros. Quelle économie entre acheter l’album complet ou les titre séparément ! Pourquoi ne pas pousser l’achat de l’album complet en provoquant une baisse alléchante de son prix par rapports au morceaux séparés (ou comme Apple qui augmente le prix à l’unité) ? Amazon ne nous le dit pas. Étudions désormais le prix du CD physique : le site nous propose l’album à 13,31 euros, ainsi que des liens vers  des CD neufs  ou d’occasions pour des sommes respectives de 7,49 et 6,72 euros. Soit le prix du support physique inférieure à celui du numérique. Une absurdité sans nom lorsque l’on connais les lois de Moore étendu au prix du stockage numérique.  Cette loi stipule d’un point de vue économique que plus on avance dans le temps et plus la prix de stockage numérique diminue. Ainsi pour Amazon par exemple, plus le temps passe et moins il est cher pour elle de stocker de la musique et de la distribuer. Quand le temps tend vers l’infinie, le prix de stockage tend vers zéro. Alors pourquoi vendre plus cher un format numérique qu’un vulgaire CD ? Amazon ne nous livre toujours pas ces secrets.

Histoire de nous démontrer encore une fois la beauté de la libre concurrence et le modèle de l’entente sur les prix, je vous laisse imaginer le prix du support numérique sur le site de VirginMega… Eh oui, 9,99 euros pour l’album entier, 0,99 euros pour la chanson à l’unité. Virgin ne font pas de lien vers l’album en format CD. Je recherche sur le site ViginMega store, recherche un moteur de recherche et ne trouve rien mis à part un lien vers les Magasins vers chez moi. Alors impossible de trouver le prix de l’album en support CD. Nul doute que nous aurions aussi eut des surprises.

Sur l’apple store, l’album disponible également que en version numérique a un coût de 9,99 euros (histoire de changer). Le prix à l’unité est par contre différents. Compter 1,29 euros. Plus cher à l’unité que ces concurrents, Apple est tout de fois plus cohérent, car il vaut mieux télécharger l’album complet que 8 titres sur 11. Pour les autres il valait mieux acheter 10 titres que 11, nous réalisions des économies. 😉

Au niveau des films? TF1 et Virgin propose des films récents pour la somme de 4,99 euros, 48 pour les voir, après on doit repasser à la caisse. Je paie 2,9 à 3 euros ma location au vidéo club en pouvant ripper le film, vais je le télécharger sur ces plateformes ?

Cette micro étude marche à presque tout les coups à ce jour. De plus c’est sans compter sur les formats qui peuvent engendrer des incompatibilités matériels, les DRM et compagnie qui limitent à la fois les logiciels de lectures ou le nombre de fois ou l’on peut visionner ou copier le fichier. Heureusement, certaines plateformes propose de télécharger sans DRM, mais quand on voit les offres actuel en téléchargement légal et payant n’est il pas normal que la population ne s’y précipite pas ? Certains politiques et les lobby de l’industrie culturel de masse crient au scandale et au vol, mais qui est ce qui pille le plus dans cette affaire ? Personnellement, ça me dégoute, et je continuerai à rester dans l’illégalité ou boycotter ces marchés tant qu’ils ne ferrons pas un effort substantiel dans leurs politiques commerciales.





LOPPSI 2 : il faut arreter de dire n’importe quoi

11 02 2010

Je suis tombé sur une partie du débat de la loi « sécurité intérieure » sur LCP (~17h30). Le gars se félicitait du vote de l’article 4 qui permettrait de : « Lutter contre la pédopornographie : les fournisseurs d’accès à Internet devront empêcher l’accès des utilisateurs de l’Internet aux contenus illicites« . Le même gars a réussi à nous dire que c’était bien et que cela pourra permettre d’éviter que des jeunes puissent tomber sur ce genre de contenu. De plus a-t-il ajouté, « les jeunes n’aurons plus accès aux sites présentant des jeux dangereux comme celui du foulard« .

Alors j’imagine que je mette en ligne ce type de vidéo, sur YouTube ou Facebook par exemple. Ces sites deviendraient indisponibles ? J’arrive à imaginer dans ce genre de cas une coupure de l’accès à la page web, mais pas au site. C’est effrayant ‘entendre cela !





Hadopi, Loppsi et ACTA… ce que en pense Korben

4 02 2010

Je prends toujours un grand plaisir à lire Korben. Voici ce qu’il a réalisé cette semaine sur l’Hadopi, la Loppsi et ACTA :





LOPPSI 2 : l’exécutif devra faire avec le judiciaire d’après nos députés, vive Lionel Tardy

28 01 2010

Alors que la liste noire des sites censurés devait être établie par une autorité administrative directement rattaché à l’exécutif (gouvernement et surtout ministère de l’intérieur), les députés ont changer la donne. En effet les députés ont voté deux amendements (CL155 et CL22) qui obligerons à l’autorité administrative d’avoir un avis favorable par le pouvoir judiciaire avant de contacter les FAI pour couper les accès à certains sites.

Cela est plutôt une bonne nouvelle. Je vous laisse deviner quel député à eut cette initiative ! Il s’agit du député UMP Lionel Tardy. Lui même qui s’était soulevé contre la loi Hadopi 2. Ce député fait vraiment un travail formidable. Quelque soit nos opinions politiques, je vois en lui l’avenir de la politique. Des politiciens qui savent de quoi ils parlent et des politiciens qui comprennent les éléments essentiels de notre démocratie (la séparation des pouvoir par exemple). De plus Lionel Tardy est contre le cumul des mandats, ainsi après avoir été élu à l’assemblée il s’est retiré de ses anciennes fonctions pour se consacrer exclusivement à la vie parlementaire.

Enfin quoi qu’il en soit, des associations comme la Quadrature du Net estiment qu’il ne s’agit pas de filtrage du net, mais belle et bien de censure : « Impossible de croire Brice Hortefeux quand il explique que la censure du Net ne concernera que les contenus pédopornographiques, sachant que les industries du divertissement pro-Hadopi, proches du pouvoir, la demandent également au niveau mondial  pour mieux faire la guerre à leurs clients. D’ailleurs Nicolas Sarkozy a lui même parlé de filtrer les sites pédopornographiques et illégaux, ce qui prouve bien son intention. ».






ACTA : histoire de purifier le web encore plus facilement qu’avec un système ÄKTA

25 01 2010

L’internet de demain risque de ne plus ressembler à celui d’aujourd’hui ou de hier. En effet beaucoup de gouvernements mettent leurs mains dessus afin de contrôler ce qui se déroule sur la toile. Ce faisant, ils touchent à sans doute le plus beau trésor du net : sa neutralité (net neutrality).

Toujours la même chose ! Les gouvernements comptent sur des pratiques illégales plus ou moins soutenues par l’opinion publique pour contrôler la toile. Dans la très grande majorité des cas (je vais pas revenir dessus), cela engendre un pouvoir accru de l’exécutif ou de tiers sur le net. Et cela au détriment du pouvoir législatif ou pire judiciaire. Ainsi on voit se dessiner des procédures expéditives sans jugement digne de ce nom. Les projets portent des noms comme DADVSI, Hadopi, LOPPSI ou ACTA. Ils sont des aberrations lorsque l’on soutient la liberté d’expression et de surf.

Le dernier en date est bien sûr l’ACTA (Anti-Counterfeinting Trade Agreement). Un projet soutenu par l’exécutif des grands de ce monde (les Etats Unis, l’Union européenne, le Japon, la Corée du Sud, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Mexique, la Jordanie, le Maroc, Singapour, la Suisse et les Emirats Unis) et de quelques lobbies tiers (ex: Pharmaceutical Research and Manufacturers of America ou la Recording Industry Association of America). Ils font leurs réunions quasiment en secret. Quoi qu’il en soit seul l’exécutif donne son mot sans accords avec le législatif (comme par exemple le congrès US l’a demandé ou le Parlement Européen). Les organisations de défense des libertés, comme lElectronic Frontier Foundation aux Etats-Unis ou la Quadrature du Net en France, que l’accord ne respecte pas le droit à la vie privée ou les droits de la défense des citoyens mis en cause. Le but de ce traité (ACTA) plus ou moins secret (ex: quelques sources plus ou moins fausse comme sur Wikileaks, spécialisé dans la publication anonyme de documents confidentiels.) est de bâtir un nouveau cadre multilatéral pour la lutte contre la contrefaçon, le détournement de brevets et le vol de codes informatiques protégés. L’Acta vise donc tant les contrefaçons de sacs à main que le non-respect des brevets sur les médicaments (un gros enjeu industriel) ou le piratage de logiciels. Mais il se penche également sur la distribution, par Internet, d’œuvres numériques « volées ».

Au niveau du net plusieurs pistes sont prévues. Elles défient la neutralité du net et les pro-libres. Voici un aperçut :

L’obligation pour les fournisseurs d’accès à Internet de fournir l’identité du propriétaire d’une adresse IP (Internet Protocol), sans mandat judiciaire, aux organismes de défense des ayants-droit.

La possibilité pour les douaniers et gardes-frontières de confisquer ordinateurs, baladeurs ou disques durs contenant des fichiers contrefaits, comme des morceaux de musique téléchargés illégalement.

Le durcissement des sanctions pour la violation des mesures techniques de protection (Digital rights management systems, DRM), comme les logiciels anti-copie présents sur les DVD.

Selon l’organisation Free software foundation, en blindant la protection des copyrights, l’ACTA menacerait directement le logiciel libre, en en freinant la distribution.

Des pressions sont également exercées pour que les fournisseurs d’accès aient l’obligation de fermer les comptes des « pirates » après plusieurs coup de semonce (cela vous rappelle quelque chose ?)

Quoi qu’il en soit, ce traité liberticide remet au gout du jours la riposte graduée, permettra sans doute de visualiser tout ce qui se passe sur le réseau. Des entités privée jouerons surement un rôle plus important que les juges dans les démarches de coupures des accès. Et oui comme les ÄKTA permettent de purifier des protéines, l’ACTA permettra de purifier les cites web en fonctions de leurs contenues sans procédures judiciaires digne de ce nom. Comment de pas imaginer une dérive ?! En attendant des association comme la quadrature du net en France se battent pour défendre nos libertés et la liberté d’indépendance du cyberespace.





La LOPPSI 2 : Quand big brother s’installe à la maison pour surveiller le net

26 11 2009

Hortefeux l’a annoncé clairement « Nous avons l’intention de permettre, et ce sera une première, le blocage des sites proposant des images et des représentations de mineurs à caractère pornographique ». Dans la pratique, soutenue par l’opinion publique, la loi risque de passer. Cette  loi (LOPPSI pour Loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure) a pour but d’établir une liste noire des sites web à connotation malhonnête (pédophilies, escroqueries, …). Ensuite cette liste, établie par le ministère de l’intérieur serait donnée aux fournisseurs d’accès internet pour qu’ils bloquent les sites en question.

Mais on peut critiquer la mauvaise efficacité du filtrage. Les risques de sous blocage ou de sur blocage  ne sont pas des hypothèses d’école. De plus cela pourrait engendrer une sélection (comme en biologie) de techniques de cyber criminalisation beaucoup plus complexe à détecter. En effet si on force les voyous du net à mieux sécuriser leur trafic par ce type de mesures, ils seront également plus difficiles à atteindre.

De plus cette loi est très liberticide pour nos libertés individuelles. Le projet de loi autorise la police, dans certaines circonstances, à utiliser des logiciels mouchards enregistrant les frappes au clavier (keylogger) ou des captures d’écran, à l’insu de l’utilisateur. Ces dispositifs pourront être installés sur place ou même à distance durant une période de huit mois. L’accueil fut plutôt froid du côté de RSF comme de la CNIL.

Pour en savoir plus, j’ai déjà fait deux entrées sur cette loi qui me semble très dangereuse dans un état qui se considère comme non dictatorial. Le premier juste après une des premières annonces de la loi, et le deuxième pour montrer les réserves de reporters sans frontières et de la CNIL. Vous pouvez aussi voir l’excellent article de PCImpact. La loi devrait être étudiée une deuxième fois (LOPPSI 2) devant nos parlementaires fin janvier ou en début février.

Enfin je vous laisse apprécier si vous le voulez la « Déclaration d’indépendance du cyberespace » :

Lire le reste de cette entrée »