LOPPSI 2 : l’exécutif devra faire avec le judiciaire d’après nos députés, vive Lionel Tardy

28 01 2010

Alors que la liste noire des sites censurés devait être établie par une autorité administrative directement rattaché à l’exécutif (gouvernement et surtout ministère de l’intérieur), les députés ont changer la donne. En effet les députés ont voté deux amendements (CL155 et CL22) qui obligerons à l’autorité administrative d’avoir un avis favorable par le pouvoir judiciaire avant de contacter les FAI pour couper les accès à certains sites.

Cela est plutôt une bonne nouvelle. Je vous laisse deviner quel député à eut cette initiative ! Il s’agit du député UMP Lionel Tardy. Lui même qui s’était soulevé contre la loi Hadopi 2. Ce député fait vraiment un travail formidable. Quelque soit nos opinions politiques, je vois en lui l’avenir de la politique. Des politiciens qui savent de quoi ils parlent et des politiciens qui comprennent les éléments essentiels de notre démocratie (la séparation des pouvoir par exemple). De plus Lionel Tardy est contre le cumul des mandats, ainsi après avoir été élu à l’assemblée il s’est retiré de ses anciennes fonctions pour se consacrer exclusivement à la vie parlementaire.

Enfin quoi qu’il en soit, des associations comme la Quadrature du Net estiment qu’il ne s’agit pas de filtrage du net, mais belle et bien de censure : « Impossible de croire Brice Hortefeux quand il explique que la censure du Net ne concernera que les contenus pédopornographiques, sachant que les industries du divertissement pro-Hadopi, proches du pouvoir, la demandent également au niveau mondial  pour mieux faire la guerre à leurs clients. D’ailleurs Nicolas Sarkozy a lui même parlé de filtrer les sites pédopornographiques et illégaux, ce qui prouve bien son intention. ».






Mozilla versus Google ?!

27 01 2010

Un combat se profil à l’horizon. Alors qu’il fut un temps paisible où le Géant de Montain View et la fondation Mozilla était côte à côte, ces derniers temps les deux géants de l’informatique se tirent un peu dessus. Ces deux sociétés ont longtemps misé sur des produits libres. C’est le cas par exemple du navigateur web Firefox ou du service de messagerie Thunderbird de Mozilla. Google aussi mise sur des projets open sources comme c’est le cas par exemple de son navigateur web Chrome ou de ces systèmes d’exploitations Android et GoogleOS.

Mais ces derniers temps rien ne va plus entre les deux organismes. Cela est peut être venu de la concurrence qu’à engendré Chrome sur le marché des navigateurs (encore loin derrière à ce jours). Quoi qu’il en soit, la bataille à peut être commencé ici. Ensuite, plus récemment, Mozilla à évoquer la possibilité de ne pas prolonger son contrat en 2011 avec Google et de proposer  d’utiliser Bing, qui respecterait mieux nos vies privées.  Il faut savoir que 80 % du chiffre d’affaire de Mozilla provient de Google (pour afficher la page de Google au démarrage par défaut).

Dorénavant, c’est sur le format des vidéos que Google et Firefox sont en froids. Et cette bataille risque d’être terrible pour Firefox. En effet Google défend un format propriétaire le H.264, et va profiter de l’implémenter sur Chrome et YouTube. En face la fondation souhaites utiliser le format libre Ogg Theora. Il est suivit par Dailymotion, qui possède déjà une version beta pour ce format. Quoi qu’il en soit il est inimaginable que ces deux formats coexistes.

Quels sont les risque pour nous ? De ne plus pouvoir lire certaines vidéos sur le net et de devoir changer de navigateur. Mais ce n’est pas tout. Le net c’est développé aussi bien car tout le monde pouvait y inséré du contenu. Cette réalisation a été grâce à des formats libres et normalisés comme le HTML, le CSS ou le JavaScript par exemple. Demain, si le format propriétaire H.264 domine le marché, l’innovation risque d’empatire. En effet, seuls les entreprises qui aurons payer les 5 millions de dollars (~3,5 millions d’euros) pourrons exploiter cette technologie soumise au royalties. Un coup qui serait dur pour le développement de services et d’applications par les plus démunis.

Qu’est ce qui pourrait changer la donne et ce combat qui semble perdu d’avance pour Firefox (YouTube représente une visualisation de 1 milliard de vidéos par jours)? L’aide de tiers personnes comme la communauté libre. Ensuite Microsoft n’a toujours pas signaler vers quel camp il allait se porter. Microsoft va-t-elle favorisée son chalengeur des navigateurs web, ou le dominateur des moteur de recherche ? Microsoft possède des brevets sur la technologie H.264, donc a priori l’entreprise devrait plutôt utiliser ce format. Mais ça, seul l’avenir nous le diras, et pour une fois, Microsoft à les moyens de freiner Google dans sa course à l’hégémonie. N’oublions pas que le Google Doc de la firme de Montain View fait de l’ombre à la vache à lait « Microsoft Office » de celle de Redmond. Et que GoogleOS fera sans doute de l’ombre aux systèmes d’exploitations Windows.

Il reste aussi le consortium W3C qui ne sait pas pronomcer. Il s’emblerait que l’organisme à but non lucratif possède des membres qui soient en conflits d’intérêts. D’après eux le fait que les entreprises dévellopent des navigateurs soient pas d’accord suffirait à ne pas s’exprimer. Peut être reviendrons sur leurs décisions en pensant aux conséquences que cela pourrait avoir sur l’innovation et sur la capacité de limiter la concurrence d’employer le format H.264.





Mozilla veut du libre comme format vidéo pour le HTML 5

26 01 2010

Le HTML 5 se profil à l’horizon, parmi les nouveauté attendu, la plus polémique se porte sur le format que lirons les balises <video> qui permettrons de lire de la vidéo sur le web en ce passant de Flash. En effet cette technologie use beaucoup trop de ressources (CPU et bande passante).

Jusqu’ici, pas de problème il ne s’agit que d’une évolution du réseau internet. Le problème vient, comme souvent, lorsque les concurrents en place chérissent chacune une technologie différente. Ainsi le système de codec breveté et propriétaire H.264 sera prochainement utiliser par des sites comme Vimeo ou YouTube. Il est soutenu par Microsoft, Apple et Google. Pour les deux premiers cela est dû au fait que ils possèdent des brevets associés à la technologie H.264, et donc qu’ils empocherons des royalties. Pour Google, on peut facilement imaginé que malgré une licence de 5 millions de dollars à l’année, ils n’auront pas de soucis avec leurs banquiers.

La fondation Mozilla, éditrice de Firefox, préconise quand à elle un format libre : le Ogg.Theora. Ce format est libre est plus en accord avec les licences GPL et LGPL du navigateur. Ainsi à ce jours ils ne souhaitent pas implémenter le codec dans leur logiciel (même sous forme de plug in). Comme le dit Mike Shaver de chez Mozilla :  » cela signifie que dans certains pays, il est illégal de l’utiliser sans payer des royalties à MPEG-LA « . La fondation rappelle que le web est indéniablement meilleur depuis que Mozilla est entré sur le marché,  » et cela nous aurait été impossible s’il avait fallu payer des droits de plusieurs millions de dollars pour utiliser le HTML, CSS et JavaScript « . Opera prend la même position que Firefox sur cette question, et soutient le Ogg Theora.

Ainsi à l’heure actuel c’est le combat des navigateurs IE, Safari et Chrome contre Firefox et Opera qui se desine. Nul doute que d’autres belligérants viendrons s’installer dans la partie (comme par exemple Epiphany ou Konqueror).

Quoi qu’il en soit en juillet 2009, le W3C a renoncer à désigner des standards audio et vidéo en raison d’un désaccord entre les éditeurs de navigateurs. Par conséquent, il a décidé de supprimer des spécifications du HTML 5, les clauses portant sur les codecs standards pour les navigateurs. Nul doute que c’est un pas en avant vers la perte des normes internet au profit des « standards » qui ne permettrons qu’à une poignée de se faire une place futur sur le Web. Cela me rappel l’histoire des autres médias… Puisse-t-elle finir moins tristement.





Hadopi : on sait qui réalisera l’espionage des internautes

26 01 2010

Il y avait deux agence privées susceptibles d’espionner les internautes pour appliquer la loi Hadopi : Trident Media Guard (TMG) et Advestigo. Après des tests d’identifications d’adresses IP s’échangeant des contenus illégaux réalisés à l’étranger pour ne pas s’étirer les foudre de la Commission National en Informatique et Libertés (CNIL), c’est la société TMG qui devrait empocher le marché. Cette information provient directement de Marc Guez, président de la Société Civile des Producteurs Phonographique (SCPP). La TMG devra traquer les internautes qui échangent des contenus illégaux de l’industrie du ciné et de la musique (rassurez vous il existe des moyens de contourner tout ça). Au passage, et pour info, Thieery Lhermite est actionnaire de la société TMG, il possède 5000 actions de l’entreprise.

Quoi qu’il en soit la CNIL fait toujours pression en limitant son jugement sur l’affaire. Mais pour combien de temps ? En premier lieu, la CNIL doit se prononcer sur deux amendement de la loi Hadopi pour la rendre viable. Ensuite, la CNIL devra également rendre son verdict sur les méthodes employés par la TMG, et de savoir si elle respecte assez les libertés individuels et la vie privée des internautes.

Cela remet à environ Avril-Juillet dans le pire des cas les premiers mails envoyés aux internautes. 10 000 œuvres vont être surveillées, et il sera normalement envoyer 50 000 mails par jours.

Je vous rappel aussi que la CNIL est très réservée sur la loi LOPPSI 2. Mais comme les autres autorité administratives indépendantes elle a un pouvoir limité (ces membres sont élus pour 6 ans renouvelables à hauteur de 1/3 par le président de la république, 1/3 par le président du Sénat et 1/3 par le président de l’Assemblée National).





ACTA : histoire de purifier le web encore plus facilement qu’avec un système ÄKTA

25 01 2010

L’internet de demain risque de ne plus ressembler à celui d’aujourd’hui ou de hier. En effet beaucoup de gouvernements mettent leurs mains dessus afin de contrôler ce qui se déroule sur la toile. Ce faisant, ils touchent à sans doute le plus beau trésor du net : sa neutralité (net neutrality).

Toujours la même chose ! Les gouvernements comptent sur des pratiques illégales plus ou moins soutenues par l’opinion publique pour contrôler la toile. Dans la très grande majorité des cas (je vais pas revenir dessus), cela engendre un pouvoir accru de l’exécutif ou de tiers sur le net. Et cela au détriment du pouvoir législatif ou pire judiciaire. Ainsi on voit se dessiner des procédures expéditives sans jugement digne de ce nom. Les projets portent des noms comme DADVSI, Hadopi, LOPPSI ou ACTA. Ils sont des aberrations lorsque l’on soutient la liberté d’expression et de surf.

Le dernier en date est bien sûr l’ACTA (Anti-Counterfeinting Trade Agreement). Un projet soutenu par l’exécutif des grands de ce monde (les Etats Unis, l’Union européenne, le Japon, la Corée du Sud, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Mexique, la Jordanie, le Maroc, Singapour, la Suisse et les Emirats Unis) et de quelques lobbies tiers (ex: Pharmaceutical Research and Manufacturers of America ou la Recording Industry Association of America). Ils font leurs réunions quasiment en secret. Quoi qu’il en soit seul l’exécutif donne son mot sans accords avec le législatif (comme par exemple le congrès US l’a demandé ou le Parlement Européen). Les organisations de défense des libertés, comme lElectronic Frontier Foundation aux Etats-Unis ou la Quadrature du Net en France, que l’accord ne respecte pas le droit à la vie privée ou les droits de la défense des citoyens mis en cause. Le but de ce traité (ACTA) plus ou moins secret (ex: quelques sources plus ou moins fausse comme sur Wikileaks, spécialisé dans la publication anonyme de documents confidentiels.) est de bâtir un nouveau cadre multilatéral pour la lutte contre la contrefaçon, le détournement de brevets et le vol de codes informatiques protégés. L’Acta vise donc tant les contrefaçons de sacs à main que le non-respect des brevets sur les médicaments (un gros enjeu industriel) ou le piratage de logiciels. Mais il se penche également sur la distribution, par Internet, d’œuvres numériques « volées ».

Au niveau du net plusieurs pistes sont prévues. Elles défient la neutralité du net et les pro-libres. Voici un aperçut :

L’obligation pour les fournisseurs d’accès à Internet de fournir l’identité du propriétaire d’une adresse IP (Internet Protocol), sans mandat judiciaire, aux organismes de défense des ayants-droit.

La possibilité pour les douaniers et gardes-frontières de confisquer ordinateurs, baladeurs ou disques durs contenant des fichiers contrefaits, comme des morceaux de musique téléchargés illégalement.

Le durcissement des sanctions pour la violation des mesures techniques de protection (Digital rights management systems, DRM), comme les logiciels anti-copie présents sur les DVD.

Selon l’organisation Free software foundation, en blindant la protection des copyrights, l’ACTA menacerait directement le logiciel libre, en en freinant la distribution.

Des pressions sont également exercées pour que les fournisseurs d’accès aient l’obligation de fermer les comptes des « pirates » après plusieurs coup de semonce (cela vous rappelle quelque chose ?)

Quoi qu’il en soit, ce traité liberticide remet au gout du jours la riposte graduée, permettra sans doute de visualiser tout ce qui se passe sur le réseau. Des entités privée jouerons surement un rôle plus important que les juges dans les démarches de coupures des accès. Et oui comme les ÄKTA permettent de purifier des protéines, l’ACTA permettra de purifier les cites web en fonctions de leurs contenues sans procédures judiciaires digne de ce nom. Comment de pas imaginer une dérive ?! En attendant des association comme la quadrature du net en France se battent pour défendre nos libertés et la liberté d’indépendance du cyberespace.





Premier tweet depuis l’espace via l’ISS

25 01 2010

Le premier tweet depuis l’espace à été lancé ! Bon il ne vaut pas les propos de Neil Amstrong en août 69 sur le sol lunaire, mais bon… Le 22 Janvier 2009, Thimothy J. Creamer un astronaute de la NASA à quand même dit : « Salut Twitterverse ! Nous sommes en direct depuis la station spatiale internationale — le premier live-tweet de l’espace ! 🙂 À bientôt, envoyez vos questions« . (texte traduit)

En somme rien d’exceptionnel pour ‘Humanité, mais il en est rien, car désormais les astronautes pourrons communiquer via la Terre sans passer obligatoirement par la NASA… Comme le dit la NASA : « Le nouveau système améliore la qualité de vie des astronautes durant les missions de longue durée, en atténuant leur isolation grâce à des communications directes et privées avec la Terre« .

PS : Spécial dédicace à Chloé pour cette article… Oui je sais, c’est facile ! 😉





25 000 visiteurs sur Tux@25’s Blog

25 01 2010

Merci à tous pour vos visites. J’ai pas encore trop de commentaires, mais je ne désespère pas. Désolé de l’absence de dynamisme récemment, mais j’avais énormément de boulot.

Je vous embrasse et à bientôt.